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A partir de 8 ans

Benda Bilili !

Un film de Renaud Barret et Florent de La Tullaye

France/Congo - 2010 - couleur - 1h25 - VO

Il y a plusieurs manières de faire du documentaire. La manière globe-trotter en quête de jamais-vu facile à vendre, d’inattendu (monnaie courante à la télévision). Il y a celle de l’artiste reconnu qui porte son regard unique sur les choses (les documentaires d’Antonioni ou de Depardon). Et celle de l’ethnologue pourfendeur des clichés (Jean Rouch). Et il y a Benda Bilili ! de Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux français, l’un photographe l’autre publicitaire, tombés amoureux de Kinshasa. Le projet est né d’abord de leur désabusement face à la société française qu’ils vivent et diagnostiquent « négative », malade, solitaire et grise. Caméras au poing, micros tendus, les deux cinéastes partent chercher là-bas ce qu’ils ne trouvent plus ici. A savoir de la vitalité, de l’espoir, de la détermination, de la musique et une approche de la vie où « tout est dramatique mais absolument rien n’est grave ». On le voit, Benda Bilili ! n’est pas exempt de clichés mais qu’importe puisque ces clichés aident à vivre. Ce qui compte ici est ce qui est chanté, ce qui est dit. Et la parole est un des sujets du film. Que dit-on dans Benda Bilili ! ? La nécessité impérieuse de réussir, de s’en sortir, de toucher du doigt le succès à force de travail. Chacun le dit et le répète, le psalmodie, comme un rêve, une obsession. Qu’il s’agisse de Ricky, le meneur de cet « orchestre d’handicapés le plus connu au monde » ou de Roger, l’enfant des rues qui, à force de travail sur son instrument de fortune, intègre le groupe. La force du film tient dans sa façon de saisir ces paroles (chansons, témoignages, confessions) et les qualités des deux cinéastes sont celles de portraitistes : ils touchent le réel en accompagnant les personnages, en les laissant vivre, parler, jouer. Ils ne font pas un film sur les enfants des rues, les bas-fonds de Kinshasa, la musique mélange de rumba et de groove. Ils font avec. Grande différence qui fait la qualité du film et lui enlève toute pesanteur. La gravité n’est pas absente du film, évidemment. Elle est dans ses fondus au noir qui rythment certains passages d’une séquence à l’autre. Elle est surtout dans la manière qu’ont les deux cinéastes de nous faire sentir une ville apocalyptique et à l’abandon en arrière-plan de chaque scène. Kinshasa n’est ni découverte ni regardée ouvertement, mais traversée. C’est un des personnages du film.
 
Cédric Anger
Brochure Collège au cinéma 2012-2013
 
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BENDA BILILI !
 
Sites internet
*Dossier pédagogique CNDP La Cartonnerie
www.cndp.fr/...cartonnerie/Dossiers.../dossier_pedagogique_staff_benda_bilili
*Dossier pédagogique Zéro de conduite
www.zerodeconduite.net/blog/index.php?itemid=18797
* Dossier du site image - Base nationale d'éducation à l'image
Ce site rassemble les documents pédagogiques des dispositifs scolaires (Ecole et cinéma, Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma) et propose de nombreux compléments comme des extraits des films et des séquences vidéo analysées en prolongement des dossiers enseignants.
http://site-image.eu/index.php?page=film&id=437&partie=synopsis
 
DVD
* Benda Bilili ! Renaud Barret, Florent de La Tullaye, Sophie Dulac Distribution, 2011
 
Utilisation des DVD en classe : un accord signé en décembre 2009 permet aux enseignants de montrer en classe des extraits de films (6 min) à des fins pédagogiques.


 

Dates et lieux de passages

Des séances scolaires de ce film peuvent être organisées à la demande.

Programmation de l’année 2013/2014